Cuisson raku Bigger Balum Azur

Un challenge de modelage et de cuisson. Une queue de baleine XXL !

Beaucoup de terre pour la réaliser, beaucoup de patience et de ténacité et une longue période de séchage avant la 1ère cuisson biscuit à 980°. C’est le moment de l’émailler, le bleu lui ira à ravir. Je l’installe dans le four à raku. Je surveille attentivement la cuisson. L’émail poudreux devient mat, satiné puis brillant. C’est le moment d’ouvrir le four. Je prends une grande respiration, je suis extrêmement concentré. J’attrape ma pince et je soulève Balum. Elle est lourde, très lourde, son poids avec le bras de levier de la pince me semble trop pour moi. Je la soulève fermement et la dépose avec une grande délicatesse sur son lit de copeaux de bois, dans la malle d’enfumage. Mon souffle était coupé pendant la manipulation, trop de stress !

La magie opère, le carbone de la fumée pénètre dans la terre. C’est le chant du raku, j’entends l’émaille fissurer et je l’imagine dessiner un réseau aléatoire de craquelure.

Je suis impatiente de découvrir son décors, sa robe bleutée et striée. Il faut attendre encore quelques minutes.

La sortir de la male est aussi périlleux que de l’y avoir déposée. Elle est brûlante et très fragile jusqu’à son refroidissement complet. Je la dépose sur les marches et je stoppe l’enfumage en l’aspergeant d’eau. Pour qu’elle me dévoile son apparence final, je vais la nettoyer car elle noire de sciure.

Une succession d’étape toute aussi importantes les unes que les autres. Des émotions fortes et contrôlées cheminent de l’idée à la réalisation, c’est un aboutissement, une aventure, un jeu de patience, un émerveillement constant.

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